L'aïkido

L'aïkido, ou un essai de définition la plus courte, la plus claire et la plus humble possible...

Car hélas, toute tentative de définition de l'aïkido implique un début de polémique : en effet, si tout le monde s'accorde sur le fait qu'il s'agit d'un budo... le consensus s'arrête là !

Et pour commencer, traduire précisément ce double kanji peut s'avérer une tâche compliquée qui attirera immanquablement les foudres de censeurs sourcilleux.

Pour faire simple, nous nous contenterons donc pour commencer de traduire sobrement "budo" par "Art Martial" et nous affirmerons hardiment que l'aïkido entre dans cette catégorie d'activités.

Ceci dit les budo constituent une famille considérable qui regroupe des membres extrêmement divers dont certains n'entrent que partiellement dans la catégorie des disciplines de combat : kyudo (tir à l'arc traditionnel), iaïdo (art du sabre), par exemple, et d'autres... L'aïkido rejoint en outre tous les "do" impliquant un travail sur soi-même s'appuyant sur la quête du geste juste :  cha-no-yu (cérémonie du thé) ou shodo (calligraphie)...

À ces exigences la progression en aïkido ajoute bien d'autres paramètres très concrets : la recherche de la distance, du contact, de la prise de l'équilibre du partenaire.

Et puisqu'il s'agit d'un budo et non d'un sport, l'aïkido s'adresse à tous, sans distinction d'âge, de sexe, de force ou de poids... Ce qui n'empêche pas l'étude  de se révéler parfois physique, suivant la forme, le niveau ou l'humeur des pratiquants !

 

L'historique de la discipline et la biographie du fondateur O sensei Useshiba Morihei sont présentes dans les pages d'accueil de pratiquement tous les clubs et celles des deux fédérations agréées. Nous en fournissons quelques éléments dans la rubrique " Historique,", mais ce ne sont pas des informations indispensables pour faire ses premiers pas sur le tatami.